artiste/ DUGA

BELGIQUE

Diplômé des Beaux-Arts, DUGA se plonge dans l’élaboration d’une œuvre où les arts premiers, l’art africain ainsi que l’art amérindien côtoient sans complexe les modernes – “de Schiele à Picasso” – comme les contemporains, “des membres du mouvement CoBrA à Basquiat”.

“Je pense que le but d’une toile est d’interpeller le spectateur par l’émotion” explique DUGA. Le peintre s’est ainsi longtemps nourri auprès de la scène néo-expressionniste ainsi que de l’art brut, pour en faire émerger une pratique artistique haute en couleur. Durant près de trente ans, DUGA a arpenté les chemins sinueux de la figuration libre.

“J’ai nagé durant près de trois décennies en pleine figuration libre” explique l’artiste belge. “J’ai produit une œuvre de façon spontanée et instinctive, en entamant mes toiles sans jamais savoir comment elles se termineraient. Ce mouvement m’a énormément nourri et ses maîtres, de Combas à Di Rosa, m’ont beaucoup inspiré.”

Pourtant, DUGA n’est pas un peintre sous influence : “très jeune déjà, sitôt les principes techniques des Beaux-Arts acquis, je me suis empressé de les désapprendre, pour me défaire de cet académisme” se souvient-il. Dubuffet et Chaissac seront, à ce titre, de grandes révélations. “La figuration libre m’a ensuite appris à expérimenter, à toujours laisser ouvert le champs des possibles.”

Le fait que DUGA s’en éloigne aujourd’hui, fait sens.

L’artiste va mettre à profit le temps du confinement pour s’éloigner du figuratif et développer une nouvelle approche picturale. À son insu, il va alors complètement embrasser l’abstraction : “je me sentais déjà très libre auparavant ! Aujourd’hui la palette des expériences s’est encore plus élargie. L’art brut, associé au travail d’abstraction, fait remonter une vie intérieure, un dialogue avec moi-même, voire de nouvelles formes de régressions qui viennent ainsi alimenter une œuvre renouvelée. En déformant les choses, en tordant le réel, je trouve que l’on s’approche plus près de la vérité des choses.”

Une rupture dans son travail qui n’est en aucun cas synonyme de trahison, car DUGA n’a pas du tout tourné le dos à la Figuration Libre : “au contraire, elle me sert plus que jamais.” confie l’artiste. “Le travail de mes textures, les encres, le crayon, la bombe aérosol que j’utilise pêle-mêle aujourd’hui… Le mélange de toutes les techniques que j’opère désormais avec l’abstrait sont nées de mon expérience figurative. J’ai le sentiment que maintenant, la toile vibre encore plus fort. L’abstraction libère !”

Une libération qui ne rime pas pour autant avec chaos : “l’approche brute, l’expression pulsionnelle sur une toile nécessite un ensemble de constructions, ainsi qu’un important travail sur les contrastes, les lumières ou les masses, où finalement, le hasard n’a pas sa place. Mais les accidents eux, sont souhaités, sublimés.”

Impossible d’enfermer DUGA dans un créneau. Aujourd’hui, il arpente librement des voies artistiques plurielles. Peintre abstrait lié de très près à son atelier, il y dédie une large partie de son temps. C’est ici, au cœur de cet espace privilégié, qu’il s’adonne à des gestes profonds, obsessionnels, toujours viscéraux… L’atelier est le lieu de tous les possibles : “c’est ici que naît mon abstraction brute”.

Stand E4
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