artiste/ Léo Caillard
France
Léo Caillard vit et travaille à Paris. Diplômé des Gobelins en 2006, il part aux États-Unis peu après pour étudier la scène artistique new-yorkaise.
En 2009, il débute ses premiers projets artistiques autour de la notion de temps. Tout d’abord sur le thème du numérique et de notre rapport éphémère à l’image. Deux ans plus tard, il crée sa série la plus pertinente, « Hispters in Stone », dans laquelle il habille au goût du jour des sculptures classiques exposées au Louvre. L’idée est de mieux comprendre la relation d’identification qui peut exister entre ces deux époques, si différentes et pourtant si proches à l’échelle de notre civilisation. La société change mais les grandes questions humaines demeurent. C’est cette conviction qui est l’essence même des œuvres de Léo Caillard.
Depuis cinq ans, il s’intéresse de plus en plus au travail muséal et participe régulièrement à des expositions institutionnelles reconnues.
En mars 2018, il participe à l’exposition Classical Now au King’s College de Londres, aux côtés d’artistes majeurs tels que Marc Quinn ou Damien Hirst. Il y habille deux sculptures monumentales à l’entrée Nord du King’s College. Il expose régulièrement son travail dans diverses expositions : au MACM de Mougins, au musée Saint Raymond de Toulouse (aux côtés de Jeff Koons et Xu Zhen), au Castletown de Dublin, en Allemagne à Tubingen et dans bien d’autres lieux à venir en 2021.
En parallèle à cela, de nouveaux travaux voient le jour, essentiellement centrés sur la sculpture en marbre, qu’il met en dialogue avec des éléments contemporains tels que le néon ou la réalité augmentée. Un discours entre pierre et lumière, présence et absence, la tangibilité du marbre et l’immatérialité du numérique. Une manière unique et singulière d’observer notre époque à l’échelle du temps.
En 2024, il atteint un nouveau stade dans sa démarche conceptuelle avec ses étranges et magnétiques Anamorphoses, qui jouent avec la perception spatiale du spectateur, comme dans un miroir déformant. Elles provoquent d’emblée un “inconfort visuel”, nous obligeant à nous en approcher afin d’en comprendre la nature : bidimensionnelle ou en volume, tangible ou virtuelle ?