artiste/ Piget

France

Quand la « fibre artistique » est en vous, vous avez beau aller à son encontre, elle finit toujours par finalement ressurgir pour s’exprimer. J’en suis intimement persuadé. L’artiste Sylvain Piget en est un bel exemple… Et avec talent ! Pour notre plus grand plaisir.

Né à Cognac en 1988, petit-fils de charpentier (ça aura son importance plus tard…) il s’initie au dessin et à la peinture dès 8 ans par des cours chaque mercredi. Rapidement sa professeure d’art plastique voit en lui un potentiel au point de le faire participer à une première exposition alors qu’il n’a que 13 ans. Enthousiasme et encouragements du public, de sa professeure, de son entourage. « Je dois admettre que ça m’a braqué radicalement à l’époque. J’avais envie d’un vrai métier comme on dit, je me projetais vers un autre style de vie, de carrière que celle d’Artiste. Veto, j’ai totalement arrêté la peinture et rangé mes pinceaux ». Sylvain prend une toute autre orientation et mène une vie bien remplie entre vie professionnelle accomplie et aussi sport de haut niveau, pinceaux toujours rangés…

Arrive 2016, Sylvain me raconte : « totalement inopinément, une cousine qui m’est proche – se souvenant de mes jeunes années artistiques – me demande de ressortir mes pinceaux. Elle est allée voir une exposition de Cédric Bouteiller et voulait que je lui fasse une œuvre dans ce style, n’ayant pas les moyens de s’en offrir une. J’accepte, achète tout le matériel. Et là, déclic, coup de cœur, beaucoup de plaisir… Je décide de me chercher un atelier digne de ce nom, et de me mettre professionnellement à mon compte en freelance pour me libérer du temps, et … peindre ».

Ses premières œuvres ? De l’abstrait, majoritairement basé sur le bleu qui est une révélation pour lui, et dont il explore les nuances, amoureux de la Méditerranée. Mais s’il y trouve beaucoup de plaisir, explore, travaille, fait ses couleurs lui-même, il reste insatisfait malgré des retours élogieux (car il expose et vend ses peintures). Insatisfait car Sylvain est en quête d’un waouh… d’une identité et originalité, de SON ADN artistique pour exprimer SA singularité.

Et s’il fait ses couleurs lui-même, il fait aussi ses châssis en bois… Souvenez-vous…son grand-père charpentier, dans l’atelier duquel Sylvain a appris à manipuler les machines et outils … Et qui dit fabrication de ses châssis, dit chutes de bois… Chutes qu’il conserve et dont il remplit des caisses en se disant que cela lui servirait… « Je savais que je devais, allais en faire quelque-chose même si alors je ne savais pas encore quoi… ».

En 2019, il se lance dans sa première composition avec ces bouts de tasseaux de bois, qu’il peint, du bleu Klein qu’il adore et auquel il veut rendre hommage. Première œuvre de ce qui va devenir sa « marque de fabrique », son ADN. Encore techniquement imparfait, il peaufine et réalise plusieurs œuvres que seuls ses proches voient. Mais Sylvain Piget sait que « son Art est là », telle une évidence. Il finit par accrocher et montrer au public 3 œuvres de ce nouveau travail lors d’une exposition. Les trois sont vendues et d’autres sont commandées…

Plus de doute, Sylvain décide de se concentrer sur ce travail, d’en explorer les possibilités et enchaine les expositions dans des hôtels de luxe. Le succès est là, et auprès de collectionneurs avertis et internationaux, habitués des galeries et foires d’art contemporain.

Sylvain Piget comprend que c’est la prochaine étape : entrer en galeries pour se concentrer sur la production de ses œuvres et l’évolution de son Art.

C’est ainsi qu’il a sollicité Art Traffik et que nous sommes particulièrement heureux et fiers de le représenter, comme de vous présenter ses œuvres.

Assemblages de pièces de bois que Sylvain va agencer en une forme globale ronde, carrée ou rectangulaire et peindre. Jeu de volume, de relief, de couleurs et surtout, d’ombre et de lumière créant une esthétique entre abstraction et géométrie. Associant un talent de construction et son talent de coloriste dont naissent ces œuvres des plus singulières.

Ou elles nous interpellent, nous font nous interroger sur leur « comment », ou captent notre regard par leur esthétique. Dans tous les cas, elles vous absorbent, voire vous hypnotisent…

« Alors que mes peintures abstraites étaient créées et issues de mon lâcher-prise, d’une sorte de soulagement, je me suis découvert une obsession méticuleuse du détail et d’une quête de perfection en créant ces nouvelles œuvres. C’est vrai, cela a été laborieux au début, mais désormais j’ai acquis une sorte de dextérité et laisse s’exprimer une part d’instinct dans l’agencement, le choix des pièces que j’assemble, pose ligne à ligne, créant un ensemble ».
Il faut savoir que les œuvres de Sylvain Piget prennent forme d’abord dans l’esprit de l’artiste avant d’être griffonnées sur un carnet que Sylvain remplit. Il y choisit un des croquis qu’il va mettre en œuvre dans les deux sens du terme. « L’intention du croquis n’est désormais plus une règle en soi : je me laisse libre de faire confiance à mon instinct, je joue avec le bois, les formes, les coupes, mais aussi les couleurs. Désormais, 80% de mes créations sont très éloignées du croquis initial ». La couleur est parfois définie au fil du processus de montage, parfois Sylvain va terminer l’œuvre en bois brut avant de décider comment la peindre. Plus de règles sinon le plaisir, l’instinct, l’envie, l’exploration de sa technique. Il accepte d’ailleurs les imperfections, « mais minimes, parfois que moi seul voit. D’un sentiment de frustration quant à mon exigence initiale, j’ai appris à les aimer ». Il souhaite garder une part brute du bois comme les tranches coupées qu’il ne ponce pas parfaitement pour en garder le grain, les veines. « J’aime le bois, sa chaleur, sa matière que je veux préserver et qui accentue, à l’état imparfaitement poncé, les contrastes et dégradés de couleurs lorsque je le peins ».

Le rond, pour son esthétique et surtout sa symbolique, est son format de prédilection et une quête infinie de cercle parfait, faisant référence à Platon et « au Monde intelligible des idées »… « Le carré, lui, m’est venu car le rond ne se prêtait pas à certaines envies d’assemblages de couleurs ». Sylvain Piget explore les formes comme il explore aussi la matière, créant des premières œuvres en feuille d’aluminium, ou carton également…

Au-delà de l’esthétique pure de ses oeuvres, et je terminerais par cela, la quête de Sylvain au travers de ses œuvres est en effet un écho à cette référence fugace lors de notre échange, mais qui me semble en être la clé de lecture : l’intelligible selon Platon, qu’il oppose au sensible. Platon oppose ce qui est accessible aux sens, ce qui est matériel, à ce qui est, et qui pour lui ne peut être que l’intelligible, ce que l’on atteint par la pensée – c’est-à-dire les Formes, ou Idées. Sylvain Piget explore donc le potentiel du sensible à l’éveil de l’intelligible.

Alors, face aux œuvres de Sylvain Piget, que voyez-vous ? Que lisez-vous ? Que ressentez-vous ?

Entré en catégorie « Certifié Art Traffik », depuis de nombreuses galeries s’intéressent à son travail et ce à l’international ce qui lui vaut d’être désormais en « Certifié Master ». Tant il est investi et s’investit dans son travail, sa recherche. Avec une envie certaine de faire du monumental…

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